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RBQ 13.2 — Entrepreneur en systèmes d'alarme incendie : préparation à l'examen de licence
Un cours de préparation complet à l'examen de qualification professionnelle de la sous-catégorie 13.2 de la Régie du bâtiment du Québec. Vingt-six leçons, une banque de 460 questions de pratique et des fiches de révision, construites à partir du Code de construction du Québec, du Code de sécurité et des normes CAN/ULC que ces textes rendent obligatoires.
Durée3 h
Note de passage60 %
FormatChoix multiple
DocumentationLivre ouvert (partiel)
Ce que couvre la sous-catégorie 13.2
La sous-catégorie 13.2 — Entrepreneur en systèmes d'alarme incendie est définie au Règlement sur la qualification professionnelle des entrepreneurs et des constructeurs-propriétaires (chapitre B-1.1, r. 9). Sa formulation est construite par exclusion : elle autorise les travaux de construction qui ne sont pas réservés exclusivement aux entrepreneurs en électricité et qui concernent les systèmes d'alarme incendie, ainsi que les travaux similaires ou connexes.
Cette phrase, lue dans l'ordre où elle est écrite, décide de tout ce que fait un titulaire du 13.2 sur un chantier : l'installation de l'unité de commande, des transpondeurs, des annonciateurs, des avertisseurs manuels, des détecteurs de fumée et thermiques, des dispositifs de surveillance, des avertisseurs sonores et visuels; le tirage et la terminaison des circuits d'entrée et de sortie et des liaisons de données; les dispositifs de fin de ligne et les isolateurs; le réseau de communication phonique; et les raccordements aux fonctions auxiliaires — rappel des ascenseurs, registres de contrôle de la fumée, dispositifs de maintien de porte, liaison au service d'incendie.
Le cours traite explicitement la frontière avec le maître électricien, parce que c'est la question qui décide, sur un chantier réel, de ce que vous êtes en droit de raccorder. Le Code de construction du Québec, Chapitre V — Électricité définit l'installation électrique comme le câblage qui transmet l'énergie d'un point à un autre jusqu'à l'appareillage, connexion comprise, et une note de son appendice B exclut nommément les systèmes d'alarme incendie de cette notion. La frontière n'est donc pas une zone grise : c'est le point de raccord où l'appareillage reçoit son énergie.
Pour qui ce cours est conçu
- La personne qui prépare l'examen de qualification de la sous-catégorie 13.2 auprès de la Régie du bâtiment du Québec.
- L'installateur ou le technicien en alarme incendie qui veut structurer une connaissance acquise sur le terrain et savoir la rattacher aux articles qui la fondent.
- L'entrepreneur en électricité qui ajoute la sous-catégorie 13.2 à sa licence et doit maîtriser le vocabulaire des normes CAN/ULC autant que celui du Code canadien de l'électricité.
- Le répondant en exécution de travaux qui doit démontrer sa compétence sur les 76 habiletés du profil de compétences de la sous-catégorie.
- Le candidat qui a déjà tenté l'examen et veut cibler ses lacunes plutôt que tout relire.
Les cinq matières de l'examen
1. Définitions et types de systèmes
Le vocabulaire sur lequel repose tout le reste : réseau avertisseur d'incendie et système d'alarme incendie, communication phonique unilatérale et bilatérale, poste central d'alarme et de commande, annonciateur, avertisseur manuel. Les quatre signaux — alerte, alarme, supervision, dérangement. Les architectures conventionnelle, adressable et semi-adressable, les circuits de classe A et de classe B, les composants, les câbles homologués et les sources d'alimentation.
2. Encadrement législatif, normatif et réglementaire
La hiérarchie des textes, de la Loi sur le bâtiment jusqu'à la norme technique : la loi habilite, le règlement encadre, le code prescrit, la norme détaille. Les organismes d'homologation, la distinction entre norme de produit et norme d'installation, l'autorité compétente, et le mécanisme d'incorporation par renvoi qui rend une norme obligatoire.
3. Plans et devis
Les types de plans et le repérage des éléments d'un réseau, la charte de symboles, les cotes et annotations, les coupes et les détails. Les notes générales, les tableaux, les dessins d'atelier et le plan unifilaire. Les divisions d'un devis, du devis à 17 divisions de 1995 au classement MasterFormat de 2004. Les plans tels que construits et leur processus d'approbation.
4. Normes et exécution des travaux
La matière la plus lourde du cours : planification et interfaces de chantier, conformité des lieux, trajets de câbles et dégagements, pose du poste de commande, des conduits et des boîtes de sortie, emplacement des détecteurs selon les plafonds, raccordements et modules isolateurs, bâtiments de grande hauteur et intégrité des séparations coupe-feu, interfaces avec les gicleurs et les dispositifs auxiliaires, mise en marche et vérification, maintenance et essais périodiques, santé et sécurité.
5. Conception et estimation
Le métré des quantités et l'estimation, les autorisations et permis, l'approvisionnement et la réception du matériel. Puis la conception électrique : tension d'alimentation, calibre des conducteurs, chute de tension sur un circuit de signalisation et calcul de charge des accumulateurs.
Ce que contient le cours
- 26 leçons couvrant les cinq matières et les 11 éléments de compétence du profil, rattachées une à une aux 76 habiletés évaluées.
- 460 questions de pratique à choix multiple, dont 130 construites à partir de schémas, avec une explication pour la bonne réponse et une pour les mauvaises — chacune renvoyant à son article, à sa clause ou à sa leçon.
- 50 schémas originaux : plans d'étage, plans unifilaires, circuits de classe A et de classe B, trames de détection, coupes de traversées, séquences de fonctionnement et courbes de calcul.
- Fiches de révision reprenant le vocabulaire de la norme d'installation, les valeurs chiffrées testables et les chaînes de renvoi entre les codes et les normes.
La nature de l'examen
L'examen de qualification de la sous-catégorie 13.2 dure 3 h, sa note de passage est de 60 %, il est constitué de questions à choix multiple et il peut être passé en français ou en anglais. Il est partiellement à livre ouvert : sur les dix documents de référence, six vous sont remis en salle.
Les six documents remis en salle
- Code de construction du Québec, Chapitre I — Bâtiment
- Code de construction du Québec, Chapitre V — Électricité
- Code de sécurité pour les travaux de construction
- CAN/ULC-S524, Norme sur l'installation des systèmes d'alarme incendie
- CAN/ULC-S536, Norme sur l'inspection et la mise à l'essai des systèmes d'alarme incendie
- CAN/ULC-S537, Norme sur la vérification des systèmes d'alarme d'incendie
Plusieurs de ces documents sont des publications payantes. Vous n'avez pas à les acquérir pour suivre le cours, mais connaître leur structure — savoir dans laquelle chercher, et à quel type d'article — est exactement la compétence que l'examen mesure sur trois heures.
Trois mécanismes que le cours traite en profondeur
La chaîne de renvoi de la section 32
Le règlement du Chapitre V ampute la section 32 du Code canadien de l'électricité, Première partie : son titre devient « Pompes à incendie » et les articles 32-100 à 32-110 sont supprimés. Le Chapitre I les réactive pour l'alarme incendie par son article 3.2.4.5. 1), « malgré l'article 1.05 du Code de construction ». La chaîne correcte à écrire est donc : article 3.2.4.5. 1) du Chapitre I, puis dispositions concernant les réseaux avertisseurs d'incendie de la section 32 de la CSA C22.1, puis l'article 32-1xx. Citer le Chapitre V comme fondement d'un article 32-1xx est une erreur, et c'est l'une des plus fréquentes.
La répartition entre la S524, la S537 et la S536
Trois normes portent des numéros voisins et visent le même système, mais elles n'interviennent ni au même moment ni par le même règlement. La CAN/ULC-S524 gouverne l'installation, par l'article 3.2.4.5. 1) du Chapitre I. La CAN/ULC-S537 gouverne la vérification à la mise en service, par l'article 3.2.4.5. 2). La CAN/ULC-S536 gouverne l'inspection et la mise à l'essai périodiques, par l'article 6.3.1.2. 1) du Code national de prévention des incendies – Canada 2020 — donc par le Code de sécurité. Le Code de construction s'arrête à la mise en service; tout ce qui suit relève du Code de sécurité.
Les valeurs chiffrées et leurs points de mesure
Une question d'examen ne demande presque jamais un chiffre isolé : elle demande le bon chiffre au bon point de mesure. Le niveau de pression acoustique d'un signal d'alarme ne dépasse pas 110 dBA à 3 m de l'avertisseur, atteint au moins 75 dBA dans une pièce où l'on dort portes fermées, et au moins 85 dBA près de la porte d'entrée d'un logement, porte fermée — trois valeurs, trois endroits, deux codes différents. Le cours enseigne systématiquement le point de mesure avec la valeur.
Questions fréquentes
Quelle est la durée de l'examen RBQ 13.2 et sa note de passage ?L'examen dure 3 h et la note de passage est de 60 %. Il est constitué de questions à choix multiple et peut être passé en français ou en anglais.
L'examen RBQ 13.2 est-il à livre ouvert ?Il est partiellement à livre ouvert. Sur les dix documents de référence de l'examen, six sont remis au candidat en salle; les quatre autres ne le sont pas. La compétence évaluée est donc de savoir dans quel document et à quel type d'article chercher, et de le faire rapidement.
Quels documents sont remis en salle d'examen ?Six documents sont remis : le Code de construction du Québec, Chapitre I — Bâtiment; le Code de construction du Québec, Chapitre V — Électricité; le Code de sécurité pour les travaux de construction; la norme CAN/ULC-S524; la norme CAN/ULC-S536; et la norme CAN/ULC-S537. Plusieurs de ces documents sont des publications payantes.
Qu'autorise exactement la sous-catégorie de licence 13.2 ?Elle autorise les travaux de construction qui ne sont pas réservés exclusivement aux entrepreneurs en électricité et qui concernent les systèmes d'alarme incendie, ainsi que les travaux de construction similaires ou connexes. La définition se lit par exclusion : ce qui appartient au champ réservé de l'électricité en sort avant même qu'on regarde s'il s'agit d'alarme incendie.
Où se situe la frontière entre le titulaire du 13.2 et le maître électricien ?Au point de raccord où l'appareillage reçoit son énergie pour fonctionner. En amont, l'infrastructure d'alimentation est une installation électrique au sens du Chapitre V — Électricité. En aval, le système d'alarme incendie, que la note de l'appendice B du Chapitre V exclut nommément de la notion d'installation électrique.
Quelle est la différence entre la norme CAN/ULC-S536 et la norme CAN/ULC-S537 ?La CAN/ULC-S537 porte sur la vérification du système à la mise en service et elle est rendue obligatoire par le Code de construction du Québec, Chapitre I — Bâtiment, à son article 3.2.4.5. 2). La CAN/ULC-S536 porte sur l'inspection et la mise à l'essai périodiques pendant la vie du bâtiment et elle est rendue obligatoire par le Code national de prévention des incendies – Canada 2020, à son article 6.3.1.2. 1), donc par le Code de sécurité.
Pourquoi la section 32 du Code canadien de l'électricité s'applique-t-elle aux travaux d'alarme incendie au Québec ?Parce que le Code de construction du Québec, Chapitre I — Bâtiment, la réactive à son article 3.2.4.5. 1), malgré l'article 1.05 du Code de construction, alors que le règlement du Chapitre V — Électricité a restreint cette section aux pompes à incendie et supprimé les articles 32-100 à 32-110. Le fondement à citer est donc toujours le Chapitre I, jamais le Chapitre V.
Que contient le cours de préparation Prof-RBQ.ca pour la licence RBQ 13.2 ?Le cours comprend 26 leçons couvrant les cinq matières de l'examen et les 76 habiletés du profil de compétences, une banque de 460 questions de pratique dont 130 construites à partir de schémas, 50 schémas originaux et des fiches de révision. Chaque explication de question renvoie à l'article, à la clause ou à la leçon qui la fonde.
Le cours remplace-t-il les codes et les normes ?Non. C'est un outil de préparation et de révision. Il ne remplace ni les codes, ni les normes, ni une formation reconnue, et il ne constitue ni un avis juridique ni un avis d'ingénierie. Pour tout travail réel, ce sont les textes en vigueur et l'autorité compétente qui font foi.
Éditions retenues
Nos questions ont été élaborées à partir des éditions : CAN/ULC-S524:2019, CAN/ULC-S536 et CAN/ULC-S537, du Code de construction du Québec (B-1.1, r. 2) — Chapitre I Bâtiment (CNB 2020 modifié) et Chapitre V Électricité (C22.10-F18) — et du Code de sécurité (B-1.1, r. 3), qui adopte le CNPI 2020, versions consolidées consultées en septembre 2026. La RBQ peut remettre d'autres éditions à l'examen.